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 Critique de l'épisode III

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Dark master
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MessageSujet: Critique de l'épisode III   Jeu 22 Jan - 20:39

Voilà. Tout est fini. Qu'al­lons nous at­tendre main­te­nant ? Un im­pro­bable Ma­trix 4 ? Star Wars est
un des rares films à avoir pas­sion­né des gé­né­ra­tions pen­dant près
de trente an­nées, que ce soit des gé­né­ra­tions de spec­ta­teurs,
d'ana­lystes, ou de dé­trac­teurs. Voir la saga s'ache­ver au­jourd'hui
est à la fois une joie et une tris­tesse, qui inau­gurent
cer­tai­ne­ment tous un tas d'édi­tions spé­ciales DVD tou­jours plus
riches en bonus et ex­clu­si­vi­té. Mais tout est fini. Plus de
nou­veaux films. Alors, oui, nous sa­vons main­te­nant toute
l'his­toire. Mais peu de chose aura su nous tenir en ha­leine tout au
long de cette at­tente dé­me­su­rée qui res­te­ra long­temps gra­vée
dans les an­nales ci­né­ma­to­gra­phiques, quel que soit la
per­cep­tion que vous avez de Star Wars et de ses nou­veaux épi­sodes. La Re­vanche des Sith, épi­sode cen­tral de la saga, s'offre main­te­nant à vous. Star Wars, pour la der­nière fois dans votre ga­laxie....


Le chan­ce­lier Pal­pa­tine (Ian
Mc­Diar­mid), cap­tu­ré par les droïdes de la fé­dé­ra­tion du
com­merce, est sauvé in ex­tre­mis par Ana­kin Sky­wal­ker (Hay­den
Chris­tens­sen) et Obi Wan Ke­no­bi (Ewan McGregor).
Mal­gré cette preuve de loyau­té, le tor­chon conti­nue de brû­ler
entre le sénat ga­lac­tique et le conseil des Jedi. Ana­kin, pris entre
deux feux, ne sait plus à qui don­ner sa confiance, ti­raillé entre les
conseils pro­met­teurs du chan­ce­lier et la pré­ten­due sa­gesse de
ses maîtres. Ses cau­che­mars sont des plus en plus op­pres­sants :
Padmé va mou­rir, il le sait, il le voit, en met­tant au monde leur
en­fant...

Qu'il soit an­non­cé d'em­blée que La Re­vanche des Sith
est sans conteste l'épi­sode le plus mar­quant de la tri­lo­gie,
peut-​être même de la série toue en­tière, pour la simple et bonne
rai­son qu'il ré­fute à lui seul des pans en­tiers de la doc­trine Star Wars. Car La Guerre des Etoiles,
et son suc­cès, est avant tout le ré­sul­tat d'une op­por­tu­ni­té
sai­sie alors que le ci­né­ma som­brait dans le côté obs­cur et louait
les an­ti-​hé­ros. Lucas, en pros­pec­tant du côté du
di­ver­tis­se­ment fa­mi­lial, trouve la pre­mière pé­pite de sa
for­tune, et im­pose son genre : « Star Wars est
avant-​tout un film pour en­fants », se plait-​il à dire. La Re­vanche
des Sith, troi­sième épi­sode sur une série de six, en est donc la
propre an­ti­thèse. Car, nous ne par­le­rons pas d'amour, de li­ber­té,
de jus­tice, avant tout ; mais de haine, de tra­hi­son,
d'iné­luc­ta­bi­li­té, et de souf­france. On nous l'a pro­mis. Chose
pro­mise, chose due, Ana­kin passe du côté obs­cur. La re­la­tive
pau­vre­té d'élé­ments nou­veaux des deux pre­miers épi­sodes prend ici
tout son sens, comme si Lucas avait ex­pri­mé le désir de ré­ser­ver
80% de son scé­na­rio (et de ses sur­prises) pour la troi­sième et
der­nière par­tie. Ainsi, les tran­si­tions ty­pées Star Wars s'en­chaînent
à un rythme ef­fré­né, pas­sant par­fois du Woo­kie au Twi'lek,
sur­vo­lant la gros­sesse d'Ami­da­la, le mou­ve­ment sé­pa­ra­tiste,
et la plu­part des per­son­nages se­con­daires, dans une ome­lette de
dia­logues plus ou moins in­si­pides ne seyant guère au nou­veau ton
sé­lec­tion­né. Mais, en contre­par­tie, nous ob­te­nons bien mieux :
finis les pré­misses, la Marche Im­pé­riale ré­son­ne­ra belle et bien,
en­traî­nant le jeune Ana­kin Sky­wal­ker dans la tour­mente du côté
obs­cur sous la tu­telle de Dark Si­dious. L'ex­ploit est ici bas :
mal­gré les an­nées, mal­gré le dé­noue­ment ar­chi-​connu, Lucas
étonne par la noir­ceur et la fran­chise de sa vi­sion. On en
at­ten­dait peut-​être une ver­sion plus conci­liante, mais rien de
moins lo­gique que de voir Ana­kin souf­frir et faire souf­frir avec
une Haine (avec un grand H) digne du côté obs­cur, celle que l'on nous
a ra­con­té maintes fois sans ja­mais nous la mon­trer. L'opéra
s'achève dans un dé­luge de choeurs, tou­jours menés de main de maître
par John Williams, en em­boî­tant les der­nières pièces du puzzle :
Luke, Leïa, leur sé­pa­ra­tion, et le casque de Dark Vador.
L'oc­ca­sion d'en­tendre et de ré-​en­tendre des thèmes mu­si­caux
chères à la série et à nos coeurs, telles que les thèmes res­pec­tifs
des ju­meaux Sky­wal­ker, mais sur­tout de dé­cou­vrir com­ment Lucas
va jus­ti­fier les in­co­hé­rences du scé­na­rio. Car avouons-​le,
quel­qu'un qui dé­couvre la série en re­gar­dant les épi­sodes dans
l'ordre ne ces­se­ra sû­re­ment pas de man­ger ses chips en ap­pre­nant
que Dark Vador n'est autre qu'Ana­kin Sky­wal­ker dans L'Em­pire Contre-​At­taque.
Cer­tains dé­tails se­ront ou­bliés, d'autres consi­dé­rés à leur juste
va­leur. Mais pour ap­pré­cier Star Wars tel qu'il est, mieux vaut ne
pas suivre les nu­mé­ros, et se ré­fé­rer aux dates de sor­tie.
Qu'en
est-​il du reste ? Lucas, à la réa­li­sa­tion, fait du Lucas. Il
ima­gine une ba­taille gran­diose au mi­lieu de tor­rents de lave en
fu­sion, la dote d'une cho­ré­gra­phie épous­tou­flante, puis la gâche
un peu en se frus­trant dans les plans rap­pro­chés. Quant aux plans
100% nu­mé­riques, il écrase de tra­vail le dé­par­te­ment d'ef­fets
spé­ciaux en rê­vant de larges pa­no­ra­mas et de dé­bauches
d'ex­plo­sions co­lo­rées. L'Attaque des Clones était une claque vi­suelle ; La Re­vanche des Sith met
à terre pour de bon, aussi bien dans les dé­cors que dans les
per­son­nages in­fo­gra­phiques. Exit Jar Jar, qui n'ap­pa­raî­tra en
tout et pour tout qu'à peine cinq se­condes, le gé­né­ral droïde
Grie­vous est le nou­veau fer de lance de la com­pé­tence des gens
d'ILM. D'un per­son­nage somme toute ba­sique de vi­lain coin­cé dans
une car­casse mé­tal­lique, Lucas lui donne une âme et une pres­tance
di­gne­ment hu­maine, qui n'est pas sans rap­pe­ler cer­tains
dic­ta­teurs. Il fal­lait bien ça pour pal­lier à l'ab­sence
qua­si-​in­té­grale du comte Dooku, évi­dem­ment évin­cé pour lais­ser
la place au nou­vel ap­pren­ti. Les fans se­ront éga­le­ment ravis
d'ap­prendre que Yoda ne res­te­ra pas assis et s'im­pli­que­ra en­core
da­van­tage que dans le pré­cé­dent épi­sode, avec toute la Force qui
l'ac­com­pagne.


La Re­vanche des Sith prend à contre-​pied l'uni­vers Star Wars,
ac­com­pa­gnant la des­cente aux en­fers de Ana­kin avec une
mé­lan­co­lie et une hargne presque tou­chantes, le tout as­sai­son­né
d'une ré­flexion po­li­tique plus pous­sée que les fois pré­cé­dentes
et d'un désir de mar­quer les es­prits. Vi­suel­le­ment, le film se
hisse à la pointe du pro­grès et semble en­core et en­core re­pous­ser
les li­mites de l'ima­gi­na­tion ; quant à Dark Vador, nous avons
main­te­nant tout le pri­vi­lège de l'ad­mi­rer tel qu'il nous a été
dé­crit il y a quelques di­zaines d'an­nées. La saga prend fin.

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